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- Ils résolvent presque chaque problème à la Fête Fédérale de Musique
Michel Graf (à gauche) travaille au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Vice-président Suisse alémanique de l’Association suisse des musiques (ASM), il représente officiellement cette dernière au sein du comité d’organisation de la FFM26. Michel Graf est marié, père de deux enfants, et réside à Seedorf (BE). Il est percussionniste au sein de la société de musique de Wahlendorf. Hanspeter Frischknecht (à droite) est actif en tant que conseiller communal. Il est responsable des finances tant à l’ASM qu’au sein du CO de la FFM. Hanspeter Frischknecht est marié, père de quatre enfants, et vit à Suhr (AG). Il est tubiste au sein de la société de musique de Seon, qui a participé à la FFM vendredi. Ils sont deux des principales têtes pensantes qui ont fait en sorte que la FFM de Bienne puisse être organisée dans un délai aussi court: Michel Graf et Hanspeter Frischknecht. Au troisième jour de la fête, ils ont pris un peu de temps pour un entretien. Mais leurs téléphones clignotent quasiment en permanence. Tous deux se considèrent comme des «troubleshooter» et les premiers interlocuteurs, quel que soit le problème. «Tantôt une erreur s’est glissée dans une réservation d’hôtel, tantôt il manquait des boissons pour les présentateurs. Ou alors c’est SRF qui appelait pour dire qu’il régnait un chaos sur la Place Centrale et que les véhicules d’enregistrement des prestations de musique de parade ne pouvaient plus faire demi-tour», explique Michel Graf pour illustrer quelques-uns des problèmes qu’ils doivent résoudre au quotidien. Le Seelandais peine à dissimuler sa fatigue: «Je suis là depuis dimanche dernier et je ne dors pas plus de deux ou trois heures par nuit.» Les deux membres du CO n’ont pas encore eu l’occasion d’apprécier tranquillement un concert ou une prestation en concours. Vendredi, Hanspeter Frischknecht s’est rendu à la FFM avec sa société de musique de Seon. Mais là aussi, il s’est retrouvé sans cesse confronté à des difficultés et autres demandes. «Même entre l’échauffement et le concours, j’ai dû contribuer à la résolution d’un problème», confie-t-il. Ce qui n’a bien sûr pas été sans conséquences pour la qualité de sa propre prestation. Michel Graf ne peut s’empêcher de lancer une petite pique à certaines directions de société: «Parfois, nos informations n’ont tout simplement pas été lues.» Par exemple, le processus de commande des pin’s de la fête a été communiqué à plusieurs reprises, mais souvent en vain. De même, les partitions des pièces de libre choix, que les sociétés devaient envoyer au préalable pour que les membres du jury puissent se préparer de manière adéquate, ont parfois été transmises bien trop tard. «Certaines nous sont même parvenues ici, à Bienne, à l’hôtel», précise encore Hanspeter Frischknecht. Une «ambiance du tonnerre» et la Garde suisse comme points forts Michel Graf et Hanspeter Frischknecht n’ont toutefois pas uniquement dû faire face à des difficultés, mais ont aussi fait l’objet d’une vive gratitude. «Juste à l’instant, le président d’une association cantonale s’est approché de moi, me disant qu’il souhaitait faire un selfie avec Frischi, l’un des sauveurs de la FFM.» Quant à Michel Graf, il prend le temps, chaque jour, à midi comme le soir, de passer entre les tables lors du repas au gymnase de l’Esplanade, pour saluer les musiciennes et les musiciens. Il y reçoit énormément de retours positifs et reconnaissants pour la mise sur pied de la fête. Interrogé sur le point culminant à ce jour, Hanspeter Frischknecht cite «l’ambiance du tonnerre» qui régnait jeudi soir sur l’Esplanade, et ce, malgré le temps pluvieux. Michel Graf évoque quant à lui sa rencontre avec la «Banda» de la Garde pontificale. C’est au final lui qui a eu l’idée de la faire venir à Bienne. Il mentionne également la collaboration avec le collectif de la Coupole de Bienne, particulièrement positive. Le centre autonome jeunesse (CAJ) se trouve juste à côté du site de la fête et aurait, au début, fait preuve de scepticisme quant à la FFM. Mais maintenant, des concerts ont lieu tous les jours au «Chessu». «Attirer les jeunes à la FFM et les inciter à apprendre à jouer d’un instrument nous tenait à cœur à tous deux, mais aussi à Nadja Günthör, présidente du CO. Car les plus âgés viennent de toute façon», explique Michel Graf. Finances saines Hanspeter Frischknecht, grand argentier, se dit satisfait de l’évolution financière de la fête. «Les finances ne m’ont jamais causé de nuits blanches», dit-il, car la fête a été pensée d’emblée pour s’adapter à leur réalité. Le chiffre d’affaires généré par les cartes à prépaiement vendues n’est «pas vraiment hors norme, mais très bon». Chaque soir, il compte pendant une heure et demie l’argent liquide encaissé à l’aide d’une compteuse automatique, précise-t-il pour illustrer la taille d’une FFM. Information: vous trouverez tous les classements sur le site www.emf26.ch. Des photos de la fête y seront également téléchargées ultérieurement. La FFM en bref La Fête Fédérale de Musique (FFM) se tiendra du 14 au 17 mai 2026 à Bienne. Avec environ 24 071 participants, la FFM, qui a en général lieu tous les cinq ans, est considérée comme l’un des plus grands et plus importants concours de musique au monde. Pas moins de 532 sociétés de musique de toute la Suisse se disputeront le titre de «champion suisse» pour une durée de cinq ans dans diverses catégories et à différents niveaux. Ainsi, pendant le week-end de l’Ascension, plus de 100 000 personnes – actifs ou auditeurs – pourront vivre pleinement leur passion de la musique au centre de Bienne. Sera en outre proposée, sous la devise «La musique crée des liens!», une grande fête populaire au programme alléchant. La FFM 26 sera un temps fort culturel d’importance et de rayonnement nationaux.
- Brève interview de Jonas Heutschi et Nina Moser, de la société de musique Frohsinn Neuendorf
Jonas Heutschi, 29 ans, euphonium (joue depuis la 4e année scolaire et fait partie de la société depuis le milieu du niveau secondaire) Nina Moser, 21 ans, clarinette (joue depuis la 3e année scolaire et a rejoint la société de musique à 12 ans) Musikgesellschaft Frohsinn Neuendorf (SO), 2e catégorie Harmonie Vous venez de terminer votre prestation en musique de parade. Comment cela s’est-il passé? J.H : Bien. En tout cas, nous sommes arrivés ensemble. Vous étiez nerveux? J.H : Sans plus. Seul l’arrêt, qu’il faut exécuter correctement, m’a quelque peu tendu. N.M.: Un peu, mais c’était plutôt de l’excitation. Le pire, c’était les caméras du direct. Vous avez joué vos pièces de concours le matin. Quel est votre sentiment? J.H : Je crois que ça s’est bien passé. En tant qu’harmonie de deuxième catégorie, vous avez joué «Endless Peace», de Pierre-Etienne Sagnol. Votre sentiment? N.M.: On pourrait en supprimer certains passages... J.H : La pièce contient des passages aussi beaux que difficiles. Mais si l’on parvient à tout assembler en fin de préparation, le sens de l’œuvre apparaît. Nous avons travaillé d’arrache-pied pour obtenir une image globale. Avez-vous préféré votre pièce de choix, «Ivanhoe», de Bert Appermont? N.M.: (haussant les épaules) Nous la jouons depuis une année. J.H : C’est déjà un peu long, et il se peut que nous ayons déjà dépassé le pic. A combien de fêtes fédérales de musique avez-vous déjà participé? Tous lesndeux: C’est notre première. Avez-vous amené des fans à la FFM? N.M.: Ma famille est là. J.H : De mon côté, personne n’est venu. Etes-vous des musiciens ambitieux ou préférez-vous passer une bonne journée à la FFM? N.M.: Il est important de prendre du bon temps. Mais ce serait bien de pouvoir être dans le haut du panier. Vous avez déjà terminé le programme imposé de votre FFM: l’heure est-elle à la fête? J.H : Non, j’ai encore une répétition avec une autre société. N.M.: Oui, nous allons maintenant certainement prendre un peu de temps en société sur la place de fête. Mais demain, je dois retourner travailler.
- «Voilà qui donne de l’espoir pour l’avenir»
Thomas Trachsel, d’Obergösgen (SO), est président de la commission de musique de l’Association suisse des musiques (ASM) et, à ce titre, responsable musical dans le cadre de la Fête Fédérale de Musique. Ce père de deux enfants est compositeur, chef d’orchestre, professeur et actif dans le domaine de la musique à l’école. Il a composé «Metamorphosis», pièce imposée à la FFM26 en 1re catégorie Harmonie. Thomas Trachsel, vous êtes responsable musical de la FFM26. Qu’est-ce que cela implique? Thomas Trachsel: La commission de musique de l’ASM a préalablement évalué et examiné les salles qui lui étaient proposées, déterminé les parcours de musique de parade, choisi les pièces imposées et engagé les membres du jury. Durant la fête elle-même, je me déplace sans cesse dans les salles, j’écoute ce qui se passe au niveau acoustique et je m’entretiens avec les membres du jury. Et je suis à l’écoute: s’il se passe quoi que ce soit où que ce soit, je dois pouvoir intervenir et agir immédiatement. Quelles situations pourraient vous amener à devoir intervenir? Si, par exemple, les trois membres d’un collège d’experts ne parviennent pas à s’entendre. Ce qui peut arriver, par exemple, si deux de ses membres sont toujours d’avis contraire. C’est tout à fait humain. Pour de tels cas, mais aussi si quelqu’un devait tomber malade à court terme, nous avons défini au préalable des remplaçants. La constitution des collèges d’experts a-t-elle été votre plus grand défi? Oui. Près de 130 experts sont engagés à la FFM26. Ce qui n’a rien eu d’une sinécure et m’a effectivement causé quelques nuits blanches. Les membres du jury sont-ils payés? Oui, et c’est normal, car c’est une lourde tâche. La concentration est maximale durant plusieurs heures et même si personne ne veut le dire, c’est épuisant. Etes-vous aussi payé à la FFM? Non, c’est pris en charge dans le cadre de mon salaire de président de la commission de musique. Mais cela reste minime. Combien de temps consacrez-vous à la présidence de la commission de musique? C’est difficile à dire, mais au moins un jour par semaine. Samedi, votre pièce de concours «Metamorphosis» sera jouée pour la première fois. Qu’est-ce que cela fait, pour un compositeur, d’assister à la première d’une de ses pièces? C’est évidemment un moment fort et j’ai hâte d’y être. Samedi et dimanche, je devrais avoir un peu de temps pour aller écouter les prestations. Mais il faut aussi savoir faire le dos rond. Car les premières réactions se sont révélées intéressantes: ainsi, quelqu’un a fait savoir au secrétariat permanent – donc sans s’adresser directement à moi – que je devais de toute urgence faire appel à un psychiatre (rires). Mais au fil des répétitions, les réactions ont pris une tournure positive, ce qui m’a rassuré. Une chose reste toutefois claire: une pièce imposée polarise en général, et il me semble que pour une telle fête, une littérature à laquelle les sociétés ne sont pas forcément habituées s’impose. Quand avez-vous vécu votre première FFM? En tant que musicien, c’était en 1991 à Lugano, en tant que chef d’orchestre en 2006 à Lucerne. Maintenant, je vis ma première FFM en tant que président de la CM. Quelle est votre première impression de la FFM de Bienne? Quand Interlaken a jeté l’éponge, j’ai été pris d’une vive inquiétude. Si personne n’était monté au créneau, notre hobby en aurait fortement souffert. On le sait, je ne suis pas le premier fan des concours de musique. Mais une fête en tant que telle, comme point de rencontre et pour montrer au public que nous existons encore, revêt une importance majeure. C’est pourquoi il y a tout lieu de remercier l’équipe de Bienne d’avoir pris le relais et mis sur pied la fête en un temps record. On ne l’en remerciera d’ailleurs jamais assez. Même si tout ne se déroule peut-être pas toujours comme prévu, l’ambiance est belle, extrêmement paisible, tout le monde est heureux et l’affluence ne faiblit pas. Ce qui n’est pas sans me réjouir et me donner de l’espoir pour l’avenir.
- La Fête Fédérale de Musique déjoue les intempéries
Deuxième jour de Fête Fédérale de Musique à Bienne sous la protection de Dame Chance pour une majorité des musiciennes et musiciens, ainsi que le public: malgré quelques gouttes de pluie, la météo est restée clémente la plupart du temps, permettant à la musique de parade de se dérouler comme prévu. Afin d’être plus flexibles en cas d’éventuelles averses, les organisateurs ont décidé dès le premier jour de subdiviser la musique de parade en blocs de deux heures. Il a systématiquement été communiqué avant le début si la parade aurait lieu ou non. «La chance a été de notre côté: toutes les sociétés ont pu défiler, et la pluie n’a été que marginale», a confié Nadja Günthör, présidente du CO de la FFM. Cette dernière s’est dite très satisfaite du déroulement de la fête jusqu’ici: «Aucun problème ni accident notable n’est à signaler». Elle a ajouté que toute l’équipe s’efforce dans toute la mesure du possible de surmonter immédiatement les petites difficultés. A l’image, par exemple, d’une petite vague de grippe chez les bénévoles. «Des interventions supplémentaires de l’équipe du CO, de la protection civile ainsi que de Securitas nous ont permis de compenser ces absences», explique-t-elle. Toujours présente sur le site de la fête, Nadja Günthör assiste à la proclamation des résultats le soir. «L’ambiance est tout simplement géniale», se réjouit-elle. Forte affluence Thomas Trachsel, compositeur et chef d’orchestre, est président de la commission de musique de l’Association suisse des musiques (ASM) et, à ce titre, responsable musical dans le cadre de la Fête Fédérale de Musique. Son bilan du deuxième jour: «Même si tout ne se déroule peut-être pas toujours comme prévu, l’ambiance est belle, extrêmement paisible, tout le monde est heureux et l’affluence ne faiblit pas. Ce qui n’est pas sans me réjouir et me donner de l’espoir pour l’avenir.» La variété des concerts donnés sur la place principale couverte de l’Esplanade a transformé dès l’après-midi – comme la veille – cette dernière en un véritable lieu de fête où musiciennes et musiciens ont pu terminer en beauté leur journée de concours. Information: vous trouverez les classements sur le site www.emf26.ch. La FFM en bref La Fête Fédérale de Musique (FFM) se tient du 14 au 17 mai 2026 à Bienne. Avec environ 24 071 participants, la FFM, qui a en général lieu tous les cinq ans, est considérée comme l’un des plus grands et plus importants concours de musique au monde. Pas moins de 532 sociétés de musique de toute la Suisse se disputent le titre de «champion suisse» pour une durée de cinq ans dans diverses catégories et à différents niveaux. Ainsi, pendant le week-end de l’Ascension, plus de 100 000 personnes – actifs ou auditeurs – peuvent vivre pleinement leur passion de la musique au centre de Bienne. Est en outre proposée, sous la devise «La musique crée des liens!», une grande fête populaire au programme alléchant. La FFM 26 est un temps fort culturel d’importance et de rayonnement nationaux.
- Tout l’univers de la musique
Le cadre offert par la plus grande fête de la musique à vent au monde a également permis à différents fournisseurs d’instruments, d’accessoires et autres prestataires en matière de formation de se présenter à un large public. Les sociétés ont par ailleurs profité des quelques moments d’éclaircie de l’après-midi pour prendre leurs photos souvenir près de l’Esplanade. Qui veut faire de la musique a besoin d’un instrument. Contrairement aux flûtes de pan, que l’on peut fabriquer soi-même avec des tiges de bambou, la plupart des vents – cuivres et bois – sont complexes. C’est pourquoi de nombreuses sociétés mettent à la disposition de leurs membres des instruments qu’ils peuvent utiliser tant qu’ils en font partie. Les instrumentistes plus ambitieux préfèrent toutefois jouer sur leur propre trompette, cor, flûte traversière, hautbois ou basson. Or, seuls les magasins spécialisés sont en mesure de les fournir. Plusieurs maisons spécialisées dans la musique et autres facteurs d’instruments ont présenté leurs clarinettes, tubas et saxophones à un public aussi connaisseur qu’intéressé. Et l’exposition jouissait d’une situation privilégiée: à l’entrée vers les boxes photo où les sociétés pouvaient faire prendre leur cliché officiel de la fête. Et parmi les exposants, la Fédération des associations de musique allemandes (BDB) sise à Staufen. Son président, Christoph Karle, s’est dit impressionné par la FFM 2026. «Voir l’ensemble de la communauté de la musique à vent se retrouver ici à Bienne est aussi grandiose qu’unique», a déclaré ce musicien d’orchestre de formation. Ce spécialiste estime notamment que le mélange qualitatif d’ensembles de 4e catégorie, moins affûtées, et de formations de pointe est bénéfique. Avec en prime un répertoire de qualité pour les auditeurs. Et, pour les musiciennes et musiciens avancés, un accès direct à la base dont la plupart d’entre eux sont eux-mêmes issus, ce qu’ils ne devraient pas oublier. Il a rappelé en outre que les musiciens amateurs doivent être conscients de leur valeur: «Qui s’engage dans une société de musique agit contre l’isolement, nourrit l’impact du sentiment d’appartenance, dont l’importance fait au final toute la force de notre société.» Souvent, la qualité d’un ensemble dépend de son local de répétition, explique Arnold Meissner. Le référent en formation de la BDB s’est penché, avant la FFM, sur l’acoustique des salles d’échauffement. Le physicien connaît les mouvements du son et la manière de l’influencer de manière optimale. Il fait remarquer qu’il existe souvent un conflit d’objectifs, en particulier dans les petits locaux, entre la nécessité de contenir le volume sonore et celle d’augmenter l’audibilité. Car comme l’a dit la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider dans son discours d’ouverture: il faut s’écouter les uns les autres. Arnold Meissner explique qu’il faut éviter les répercussions sonores. «La salle de concert de la BDB à Staufen a des murs inclinés sans aucun angle droit et, également, un plafond incliné. Ainsi, le son se répartit de manière optimale dans toute la pièce», explique l’expert. Une erreur serait par exemple de recouvrir le sol de tapis et d’accrocher des panneaux insonorisants au plafond. Ce qui empêche le son de se propager de manière optimale. Les exigences d’un bon local de répétition sont par ailleurs différentes de celles d’une salle de concert. Dans la première citée, il est important que le chef d’orchestre puisse bien entendre chaque instrument. Ce qui exige un son sec. En revanche, lors des prestations, un petit écho peut permettre de masquer quelque peu les erreurs et les imprécisions. Arnold Meissner a pu, par des mesures simples, rendre les locaux de répétition, dont des salles de gymnastique, aptes à la musique. L’acoustique a notamment été nettement améliorée par l’accrochage de molletons. Une attention particulière doit être accordée à la basse, qui a besoin de volume pour être pleinement efficace. Enfin, tout a été mis en œuvre pour offrir aux sociétés de musique des conditions optimales pour leurs prestations et leur participation au concours. Les spécialistes sont convaincus que cette approche fera également ses preuves lors des trois autres jours de fête de la FFM 2026.
- Cérémonie d’ouverture spectaculaire sur l’Esplanade
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a ouvert mercredi soir la 35e Fête Fédérale de Musique 2026. Les invités VIP ont ensuite assisté à un concert de haut vol de l’Orchestre symphonique à vents de la Fanfare d’armée suisse au théâtre Nebia. «En Suisse, les sociétés de musique ne se cantonnent pas aux seules notes, harmonies et concours. Elles constituent la trame d’un patrimoine empreint de traditions, de symboles et de références qui racontent une histoire. Notre histoire», a déclaré la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider mercredi sur l’Esplanade. C’est en ces termes que la magistrate a ouvert la 35e Fête Fédérale de Musique, organisée à Bienne suite à l’annulation d’Interlaken. Plus de 400 invités et de nombreux visiteurs ont salué le coup d’envoi de cet événement majeur de quatre jours. Parmi les visages connus: Benedikt Roos, chef de l’armée, des représentants du gouvernement soleurois, Mario Cortesi, patron des médias biennois, et plusieurs personnalités du milieu de la musique à vent suisse. Dès le début de la cérémonie, plusieurs formations ont mis en lumière toute la diversité de la musique à vent et de ses interprètes. La société de tambours T-O-M a donné le tempo, la fanfare de trompettes a fait résonner sa mélodie et les Streetbandits ont mis l’ambiance avec «Between Lakes and Mountains», hymne de la FFM26. Même le vent qui s’est levé n’a rien pu perturber. Selon les organisateurs, confier l’encadrement musical à JUBIS, l’ensemble de jeunes de la Musique de la Ville de Bienne, a donné un signal clair en faveur de la relève. Courage et confiance sont les piliers indispensables à la mise sur pied d’une telle fête, a déclaré Nadja Günthör, présidente du CO, dans son discours d’ouverture. Elle a encore souligné que cet événement est celui de tout le monde. Lorsque de nombreuses personnes unissent leurs forces et tirent à la même corde, un grand événement peut voir le jour. «Bienvenue dans une ville chaleureuse», a ensuite lancé Glenda Gonzalez Bassi, mairesse de Bienne, pour saluer le public. Durant quatre jours, la musique y sera célébrée, dans une langue commune. Luana Menoud-Baldi, présidente de l’Association suisse des musiques, a affirmé que cette fête est également celle d’une force. Avant d’ajouter que la Fédérale se veut aussi un investissement dans la jeunesse, qui doit perpétuer la tradition de la musique à vent. Et donc également notre histoire. Car les célébrations de ces quatre jours vont bien au-delà de la seule FFM. Après dix ans, le CO de la FFM 2016 de Montreux a remis la bannière de l’ASM à Nadja Günthör, figure de proue de la FFM 2026 de Bienne. La fête est ainsi officiellement passée dans de nouvelles mains. Un moment solennel qui a rapidement fait apparaître le soleil dans un ciel alors plutôt gris. Les mots de bienvenue de Pierre-André Page, président du Conseil national, Werner Salzmann, vice-président du Conseil des Etats, et Christoph Neuhaus, président du Conseil d’Etat bernois, ont tous révélé eux aussi un esprit festif. Avant même que les hommes ne puissent tracer des frontières, ils auraient déjà chanté et fait de la musique. Cette dernière relie les gens et jette des ponts, a poursuivi Werner Salzmann. Et c’est le respect mutuel qui génère un son de qualité. La musique, et particulièrement la musique à vent, crée proximité et compréhension. A l’issue de la cérémonie officielle, les invités d’honneur ont été accueillis au théâtre Nebia par l’hymne national interprété par l’Orchestre symphonique à vents de la Fanfare d’armée suisse. Par un concert d’environ une heure, les 65 musiciens emmenés par Gaudens Bieri ont prouvé si besoin était que cet ensemble fait partie des formations les plus prisées, tant en Suisse qu’à l’étranger. «Qu’y a-t-il de plus important dans la pratique de la musique? Nous devons écouter les autres, qui nous écoutent alors aussi», a conclu la conseillère fédérale Baume-Schneider. «Ce qui est vrai pour la musique l’est tout autant pour la Suisse.»
- Les émissions «Fête Fédérale de Musique» de la SSR
Environ quatre semaines avant la Fête Fédérale de Musique, la SSR a révélé quelles émissions elle prévoit de consacrer à l’événement le plus important de l’année pour la musique à vent. Avis aux amateurs de défilés: les prestations en musique de parade pourront être suivies sur les deux parcours prévus à cet effet, à Bienne, mais pas uniquement. L’ensemble du concours de parade sera retransmis en direct sur Internet par la SSR: il sera diffusé sur Play RTR (https://www.rtr.ch/emf26) pendant environ six heures chacun des quatre jours. La SSR assure que chaque société qui défilera sera visible. D’autres émissions de radio et de télévision sont encore prévues. Toutes les régions linguistiques Le 23 mai, une émission de télévision nationale, «Bella Musica» consacrée à la Fête Fédérale de Musique sera diffusée à une heure de grande écoute (de 18h10 à 19h10). Elle rappellera, dans les quatre régions linguistiques, les moments forts du week-end de l’Ascension et les présentera en prime time à des millions de téléspectateurs. Toutes les régions linguistiques (RTS La Première/Musikwelle/RSI/RTR) diffuseront une émission de radio nationale commune (Le Kiosque à Musiques) le samedi 16 mai – pendant la Fête Fédérale de Musique –, de 11h00 à 12h30. Cee-Roo, artiste audiovisuel et musicien biennois, apportera une touche d’originalité à l’émission «Bella Musica». Vendredi et samedi, il traversera Bienne à bord d’un «eTukTuk SSR» et invitera les visiteuses et visiteurs à essayer différents instruments à vent. Ces interactions, filmées et enregistrées, déboucheront sur une capsule vidéo hybride qui associera documentaire et musique. Intégrant des images d’archives, cette production unique offrira des extraits sonores originaux, marque de fabrique de l’artiste. Allemand Radio SRF Musikwelle couvrira la Fête Fédérale de Musique dans le cadre d’une «semaine spéciale FFM» à partir du 10 mai. Non pas sous la forme d’émissions spéciales, mais d’une intégration dans le programme normal. Cela signifie que de très nombreux reportages sur la Fête Fédérale de Musique seront diffusés, pendant les quatre jours de fête, en partie en direct et en partie en différé. Dimanche (10 mai 2026): 11h00-12h00 SRF Musikwelle Brunch avec Isabelle Ruf-Weber. Lundi-mercredi: 09h40 Rubrique d’archives «Sinerzyt» avec, entre autres, des extraits d’archives de la FFM 1976. 11h00-12h00 2 émissions sur le thème FFM26/musique à vent. 13h00-14h00 1 ou 2 émissions sur le thème FFM26/musique à vent. Le lundi, «Fiirabigmusig» (18h00), consacré à la FFM26. Une couverture en direct de la cérémonie d’ouverture est prévue le mercredi (entre 17h00 et 18h00). Jeudi-vendredi: 08h50 Perspectives et résultats de la veille. 11h00-12h00 2 émissions sur la FFM26. 13h00-14h00 1 ou 2 émissions sur la FFM26. Samedi: 08h50 Perspectives et résultats de la veille. 11h00-12h30 Emission en direct avec la RTS. 14h00-12h00 «Potzmusig» avec 2 émissions sur la FFM26. 16h00-12h00 2 émissions sur la FFM26. Dimanche: 11h00-12h00 2 ou 3 émissions sur la FFM26 (résultats de la veille). 17h20 Emission sur la FFM26. Lundi (18 mai 2026): 08h50 Résultats de la veille. 13h40 Premier bilan de la FFM26. 18h00 «Fiirabigmusig» consacré à la FFM26. Lundi (25.05.26) Kulturplatz Français Le samedi 9 mai, l’émission «Le Kiosque à Musiques» de RTS La Première sera diffusée depuis Bienne. Jean-Marc Richard recevra plusieurs personnalités de la Fête Fédérale de Musique. Le samedi 16 mai, Radio RTS Espace2 diffusera l’émission «L’écho des pavanes», de 10h00 à 11h30. La même chaîne diffusera l’émission «Ensembles» le dimanche 17 mai, de 11h30 à 13h00. Une émission en direct passera sur les ondes de RTS La Première le vendredi 15 mai entre 19h00 et 20h00. Elle sera animée en trois langues (mais majoritairement en français et italien). Italien RSI diffusera des émissions de télévision depuis Bienne dès le jeudi: «Rete Due Live» est programmé le jeudi 14 mai et le vendredi 15 mai, de 16h35 à 17h00. Une grande émission est prévue entre 20h00 et 24h00 depuis la Coupole de Bienne. L’émission «Siamo Fuori» sera réalisée depuis la Coupole le dimanche 17 mai de 9h00 à 13h00. Romanche RTR sera sur place et couvrira la FFM26 sur toutes ses plateformes : en ligne, à la radio et à la télévision. Dimanche 10 mai, de 9 h à 10 h, l'émission de radio Artg musical donnera la parole à divers invités et participantes de la FFM26. À la télévision, nous mettrons en lumière la fascination pour la musique de marche dans l'émission Cuntrasts du 24 mai à 17h25 sur SRF1.
- Diffusion en direct de la musique de parade
La musique de parade lors de la Fête fédérale de musique est retransmise en direct. Grâce au livestream, elle pourra également être visionnée ultérieurement. Avis aux amateurs de défilés: les prestations en musique de parade pourront être suivies sur les deux parcours prévus à cet effet, à Bienne, mais pas uniquement. L’ensemble du concours de parade sera retransmis en direct sur Internet par la SSR: il sera diffusé sur Play RTR (https://www.rtr.ch/emf26) pendant environ six heures chacun des quatre jours. La SSR assure que chaque société qui défilera sera visible. D’autres émissions de radio et de télévision sont encore prévues.
- Payer en espèces à la Fête de la musique
Lors de la Fête fédérale de musique à Bienne, tous les moyens de paiement sont acceptés. Nous acceptons toutes les cartes de crédit et de débit courantes ainsi que Twint. Les personnes souhaitant payer en espèces peuvent échanger leur argent contre des cartes de valeur au stand d’information. De tels points d’information se trouvent sur l’Esplanade devant le Palais des Congrès, sur la place Guisan et sur la place Centrale.













