top of page

Tout l’univers de la musique

  • il y a 16 heures
  • 3 min de lecture

 

Le cadre offert par la plus grande fête de la musique à vent au monde a également permis à différents fournisseurs d’instruments, d’accessoires et autres prestataires en matière de formation de se présenter à un large public. Les sociétés ont par ailleurs profité des quelques moments d’éclaircie de l’après-midi pour prendre leurs photos souvenir près de l’Esplanade.

 

Qui veut faire de la musique a besoin d’un instrument. Contrairement aux flûtes de pan, que l’on peut fabriquer soi-même avec des tiges de bambou, la plupart des vents – cuivres et bois – sont complexes. C’est pourquoi de nombreuses sociétés mettent à la disposition de leurs membres des instruments qu’ils peuvent utiliser tant qu’ils en font partie. Les instrumentistes plus ambitieux préfèrent toutefois jouer sur leur propre trompette, cor, flûte traversière, hautbois ou basson. Or, seuls les magasins spécialisés sont en mesure de les fournir. Plusieurs maisons spécialisées dans la musique et autres facteurs d’instruments ont présenté leurs clarinettes, tubas et saxophones à un public aussi connaisseur qu’intéressé. Et l’exposition jouissait d’une situation privilégiée: à l’entrée vers les boxes photo où les sociétés pouvaient faire prendre leur cliché officiel de la fête.

 

Et parmi les exposants, la Fédération des associations de musique allemandes (BDB) sise à Staufen. Son président, Christoph Karle, s’est dit impressionné par la FFM 2026. «Voir l’ensemble de la communauté de la musique à vent se retrouver ici à Bienne est aussi grandiose qu’unique», a déclaré ce musicien d’orchestre de formation. Ce spécialiste estime notamment que le mélange qualitatif d’ensembles de 4e catégorie, moins affûtées, et de formations de pointe est bénéfique. Avec en prime un répertoire de qualité pour les auditeurs. Et, pour les musiciennes et musiciens avancés, un accès direct à la base dont la plupart d’entre eux sont eux-mêmes issus, ce qu’ils ne devraient pas oublier. Il a rappelé en outre que les musiciens amateurs doivent être conscients de leur valeur: «Qui s’engage dans une société de musique agit contre l’isolement, nourrit l’impact du sentiment d’appartenance, dont l’importance fait au final toute la force de notre société.»

 

Souvent, la qualité d’un ensemble dépend de son local de répétition, explique Arnold Meissner. Le référent en formation de la BDB s’est penché, avant la FFM, sur l’acoustique des salles d’échauffement. Le physicien connaît les mouvements du son et la manière de l’influencer de manière optimale. Il fait remarquer qu’il existe souvent un conflit d’objectifs, en particulier dans les petits locaux, entre la nécessité de contenir le volume sonore et celle d’augmenter l’audibilité. Car comme l’a dit la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider dans son discours d’ouverture: il faut s’écouter les uns les autres. Arnold Meissner explique qu’il faut éviter les répercussions sonores. «La salle de concert de la BDB à Staufen a des murs inclinés sans aucun angle droit et, également, un plafond incliné. Ainsi, le son se répartit de manière optimale dans toute la pièce», explique l’expert. Une erreur serait par exemple de recouvrir le sol de tapis et d’accrocher des panneaux insonorisants au plafond. Ce qui empêche le son de se propager de manière optimale. Les exigences d’un bon local de répétition sont par ailleurs différentes de celles d’une salle de concert. Dans la première citée, il est important que le chef d’orchestre puisse bien entendre chaque instrument. Ce qui exige un son sec. En revanche, lors des prestations, un petit écho peut permettre de masquer quelque peu les erreurs et les imprécisions.

 

Arnold Meissner a pu, par des mesures simples, rendre les locaux de répétition, dont des salles de gymnastique, aptes à la musique. L’acoustique a notamment été nettement améliorée par l’accrochage de molletons. Une attention particulière doit être accordée à la basse, qui a besoin de volume pour être pleinement efficace. Enfin, tout a été mis en œuvre pour offrir aux sociétés de musique des conditions optimales pour leurs prestations et leur participation au concours. Les spécialistes sont convaincus que cette approche fera également ses preuves lors des trois autres jours de fête de la FFM 2026.

 
 
EMF26_RGB.png
bottom of page