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Ils résolvent presque chaque problème à la Fête Fédérale de Musique

  • il y a 6 heures
  • 4 min de lecture

 

Michel Graf (à gauche) travaille au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Vice-président Suisse alémanique de l’Association suisse des musiques (ASM), il représente officiellement cette dernière au sein du comité d’organisation de la FFM26. Michel Graf est marié, père de deux enfants, et réside à Seedorf (BE). Il est percussionniste au sein de la société de musique de Wahlendorf.

 

Hanspeter Frischknecht (à droite) est actif en tant que conseiller communal. Il est responsable des finances tant à l’ASM qu’au sein du CO de la FFM. Hanspeter Frischknecht est marié, père de quatre enfants, et vit à Suhr (AG). Il est tubiste au sein de la société de musique de Seon, qui a participé à la FFM vendredi. 

 

Ils sont deux des principales têtes pensantes qui ont fait en sorte que la FFM de Bienne puisse être organisée dans un délai aussi court: Michel Graf et Hanspeter Frischknecht. Au troisième jour de la fête, ils ont pris un peu de temps pour un entretien. Mais leurs téléphones clignotent quasiment en permanence. Tous deux se considèrent comme des «troubleshooter» et les premiers interlocuteurs, quel que soit le problème.

 

«Tantôt une erreur s’est glissée dans une réservation d’hôtel, tantôt il manquait des boissons pour les présentateurs. Ou alors c’est SRF qui appelait pour dire qu’il régnait un chaos sur la Place Centrale et que les véhicules d’enregistrement des prestations de musique de parade ne pouvaient plus faire demi-tour», explique Michel Graf pour illustrer quelques-uns des problèmes qu’ils doivent résoudre au quotidien. Le Seelandais peine à dissimuler sa fatigue: «Je suis là depuis dimanche dernier et je ne dors pas plus de deux ou trois heures par nuit.»

 

Les deux membres du CO n’ont pas encore eu l’occasion d’apprécier tranquillement un concert ou une prestation en concours. Vendredi, Hanspeter Frischknecht s’est rendu à la FFM avec sa société de musique de Seon. Mais là aussi, il s’est retrouvé sans cesse confronté à des difficultés et autres demandes. «Même entre l’échauffement et le concours, j’ai dû contribuer à la résolution d’un problème», confie-t-il. Ce qui n’a bien sûr pas été sans conséquences pour la qualité de sa propre prestation.

Michel Graf ne peut s’empêcher de lancer une petite pique à certaines directions de société: «Parfois, nos informations n’ont tout simplement pas été lues.» Par exemple, le processus de commande des pin’s de la fête a été communiqué à plusieurs reprises, mais souvent en vain. De même, les partitions des pièces de libre choix, que les sociétés devaient envoyer au préalable pour que les membres du jury puissent se préparer de manière adéquate, ont parfois été transmises bien trop tard. «Certaines nous sont même parvenues ici, à Bienne, à l’hôtel», précise encore Hanspeter Frischknecht. 

 

Une «ambiance du tonnerre» et la Garde suisse comme points forts

 

Michel Graf et Hanspeter Frischknecht n’ont toutefois pas uniquement dû faire face à des difficultés, mais ont aussi fait l’objet d’une vive gratitude. «Juste à l’instant, le président d’une association cantonale s’est approché de moi, me disant qu’il souhaitait faire un selfie avec Frischi, l’un des sauveurs de la FFM.» Quant à Michel Graf, il prend le temps, chaque jour, à midi comme le soir, de passer entre les tables lors du repas au gymnase de l’Esplanade, pour saluer les musiciennes et les musiciens. Il y reçoit énormément de retours positifs et reconnaissants pour la mise sur pied de la fête.

 

Interrogé sur le point culminant à ce jour, Hanspeter Frischknecht cite «l’ambiance du tonnerre» qui régnait jeudi soir sur l’Esplanade, et ce, malgré le temps pluvieux. Michel Graf évoque quant à lui sa rencontre avec la «Banda» de la Garde pontificale. C’est au final lui qui a eu l’idée de la faire venir à Bienne. 

 

Il mentionne également la collaboration avec le collectif de la Coupole de Bienne, particulièrement positive. Le centre autonome jeunesse (CAJ) se trouve juste à côté du site de la fête et aurait, au début, fait preuve de scepticisme quant à la FFM. Mais maintenant, des concerts ont lieu tous les jours au «Chessu». «Attirer les jeunes à la FFM et les inciter à apprendre à jouer d’un instrument nous tenait à cœur à tous deux, mais aussi à Nadja Günthör, présidente du CO. Car les plus âgés viennent de toute façon», explique Michel Graf.

 

Finances saines

 

Hanspeter Frischknecht, grand argentier, se dit satisfait de l’évolution financière de la fête. «Les finances ne m’ont jamais causé de nuits blanches», dit-il, car la fête a été pensée d’emblée pour s’adapter à leur réalité. Le chiffre d’affaires généré par les cartes à prépaiement vendues n’est «pas vraiment hors norme, mais très bon». Chaque soir, il compte pendant une heure et demie l’argent liquide encaissé à l’aide d’une compteuse automatique, précise-t-il pour illustrer la taille d’une FFM.

 

Information: vous trouverez tous les classements sur le site www.emf26.ch.

Des photos de la fête y seront également téléchargées ultérieurement.

 

La FFM en bref

La Fête Fédérale de Musique (FFM) se tiendra du 14 au 17 mai 2026 à Bienne. Avec environ 24 071 participants, la FFM, qui a en général lieu tous les cinq ans, est considérée comme l’un des plus grands et plus importants concours de musique au monde. Pas moins de 532 sociétés de musique de toute la Suisse se disputeront le titre de «champion suisse» pour une durée de cinq ans dans diverses catégories et à différents niveaux.

Ainsi, pendant le week-end de l’Ascension, plus de 100 000 personnes – actifs ou auditeurs – pourront vivre pleinement leur passion de la musique au centre de Bienne. Sera en outre proposée, sous la devise «La musique crée des liens!», une grande fête populaire au programme alléchant. La FFM 26 sera un temps fort culturel d’importance et de rayonnement nationaux.

 
 
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